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4 méthodes pour trouver des idées pour sa future start-up

Trouver une idée de startup

Depuis plusieurs années, l’entrepreneuriat a le vent en poupe et l’univers startup attire de plus en plus. Les ressources pour créer son entreprise sont plus accessibles que jamais, notamment auprès d’organismes d’accompagnement que l’on trouve désormais sur tout le territoire français, et même en format digital. Pourtant, trouver l’idée d’une startup est parfois un vrai casse-tête !

Impossible de trouver LA bonne idée, LE problème universel, LE super concept ? Pas de panique. Déjà, l’idée “révolutionnaire” est en quelque sorte un mythe : ce qui compte et qui fait la réussite d’une idée, c’est la façon dont elle est mise en place, c’est l’éxécution. Mais il faut bien un point de départ, et parfois, ça coince ! Heureusement, il y a plusieurs méthodes pour réfléchir à une idée de startup.

Tout d’abord, il faut se mettre d’accord sur la définition d’une startup. Bien qu’on en trouve plusieurs, nous pouvons nous accorder à dire qu’une startup a la particularité d’être une jeune entreprise agile, capable d’adapter rapidement son offre au marché, et de croître tout aussi vite. Comme toute entreprise, elle doit répondre à un problème à résoudre afin d’avoir un marché. C’est en créant de la valeur pour les parties prenantes (utilisateurs, clients, fournisseurs, actionnaires, …) qu’une entreprise est viable. Il faut donc trouver une idée qui réponde à ces contraintes marchandes.

Mais avant tout, il est indispensable de se concentrer sur soi, entrepreneur.e, car la cohérence homme-projet est centrale dans l’entrepreneuriat. Lancer sa startup, c’est faire un marathon rythme du sprint… Il va falloir tenir le coup. En effet, il est difficile de poursuivre sur le long terme (et parfois même sur le court terme !) un projet qui ne nous correspond pas, que ce soit dans les valeurs, le rythme de travail, l’écosystème, ou toute autre raison. Avant de trouver avec précision son idée de startup, il convient donc de se poser les bonnes questions, pour pouvoir ensuite utiliser avec plus d’efficacité les méthodes pour trouver des idées d’entreprise. C’est parti ?

1. L’importance de la cohérence homme – projet

Apprendre à se connaître pour mieux entreprendre

Comme évoqué plus haut, ce qui est important c’est la façon de mettre en place son idée, plus que l’idée elle-même. C’est donc la stratégie globale et le plan d’action que va mettre en place l’entrepreneur.e qui va faire la différence et permettre à cette idée d’aboutir, ou non. Il est alors primordial pour l’entrepreneur.e d’être à l’aise avec son projet, d’y croire, et d’être capable de dépenser beaucoup d’énergie à le défendre.

C’est donc le moment de se poser les bonnes questions, à soi-même, et d’essayer d’y répondre le plus honnêtement possible, sans se voiler la face ou se mentir à soi-même. Et ce n’est pas toujours facile !

A- Pourquoi je veux entreprendre ?

C’est la première question à se poser. La réponse peut être composée de plusieurs éléments : par passion, par désir d’autonomie, de liberté, de plus de responsabilités, pour gagner plus d’argent, pour créer du sens en devenant acteur du monde de demain, … Il n’y a pas de mauvaise réponse, à partir du moment où ce sont vraiment les vôtres.

Attention aux ambitions d’autrui qu’on intègre pour soi, aux croyances limitantes, aux idées reçues. C’est vous-même que vous questionnez, avec vos propres désirs et peurs, pas ceux des autres. Identifier vos motivations à entreprendre vous permettra notamment de sélectionner ou d’éloigner certains secteurs d’activité.

B- Quelles sont mes ressources ? Qu’est-ce que j’ai dans mon frigo ?

Par ressources, il faut comprendre tout élément qui peut être utile dans la création d’une entreprise : temps disponible (ex : 10 mois en temps plein), compétences (ex : expertise en développement back-end), argent à investir (ex : épargne de 5 000€), réseau professionnel et personnel (ex : réseau pro de freelance graphistes ; un avocat d’affaire dans ma famille), et tout autre ressources pouvant être utile à la création d’un projet (accès à un espace de travail, outils à ma disposition, organismes d’accompagnements, etc…).

Vous pouvez les lister pour les visualiser, et pouvoir ensuite composer avec. Cette logique effectuale vous fait prendre appui sur ce que vous avez déjà, pour vous fixer des objectifs pertinents et réalisables, vous permettant d’être rapidement dans l’action.

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Trouver son Ikigai pour s’épanouir professionnellement

L’ikigai est un outil d’analyse japonais qui signifie “trouver sa raison d’être”. L’ikigai se manifeste lorsqu’une personne fait ce qu’elle aime, ce pour quoi elle est douée, ce pour quoi elle est / sera payée, et ce dont le monde a besoin. En travaillant avec cet outil, vous vous prenez en compte vous-même, mais aussi l’extérieur, avec une volonté d’utilité pour la société.

Cette prise en compte “du monde”, ne signifie pas seulement “le marché” comme on l’appréhende généralement dans la création d’entreprise. Le monde a une connotation plus élargie, qui fait référence à des activités bénéfiques pour l’environnement et la société.

C’est donc une approche complète de l’entrepreneuriat, moins anthropocentrée (centrée sur l’humain) que l’approche marchande enseignée et utilisée jusqu’à présent. La considération de cet élément est de plus en plus importante en ce moment, dans cette époque ou la quête de sens se fait ressentir dans tous les milieux professionnels, face à un modèle de société qui doit être réinventé.

Rappelons tout de même qu’un.e entrepreneur.e se doit d’être polyvalent, et ne peut pas être expert dans tous les domaines. Une entreprise comprend de multiples facettes (marketing, recherche, finance, recrutement, communication, …) et le porteur du projet ne peut pas savoir tout faire.

Une des choses les plus importante en entrepreneuriat est de savoir bien s’entourer. Il en va donc de soi qu’en travaillant sur l’Ikigai, la catégorie “ce en quoi vous êtes doué” ne doit pas être limitante pour l’entrepreneuriat. Si vous n’êtes pas bon en marketing, vous vous entourerez de personnes compétentes dans ce domaines. Dans cette catégorie, outre vos compétences, il est important d’identifier vos soft skills (créativité, réfléchir pour le collectif, aisances à l’oral, …).

2. Quatre méthodes pour trouver son idée

A- Travailler sur l’amélioration d’un produit ou service déjà existant

Quand on pense à startup, on pense souvent à innovation. Et quand on pense à innovation, on pense à quelque chose de totalement nouveau, à du jamais vu ; or, ceci est de l’invention. L’innovation a lieu dès lors qu’on constate une amélioration, une différenciation par rapport à l’offre actuelle, et qui a une valeur sur le marché.

Réfléchir à des améliorations de produits ou de services déjà existants est donc un bon moyen de trouver une idée de startup. Voici trois axes de réflexion :

L’ajout de fonctionnalités / de services. Prenons l’exemple de quelque chose que l’on utilise tous les jours : le réveil. C’est un objet qui existe depuis très longtemps, avec un seul but : nous permettre de nous réveiller à l’heure voulue. Pourtant, de nombreuses entreprises ont travaillé à l’amélioration de cet objet pourtant très commun. Nous pouvons désormais acheter des réveils olfactifs ou des réveil “simulateurs d’aube” pour se réveiller plus en douceur. Ces innovations, qui croisent plusieurs technologies déjà existante, trouvent un marché du fait d’une proposition de valeur différente () pour un objet dont la fonction de base identique (). Pour ce qui est des services, on peut prendre l’exemple de La Poste, qui a ajouté à son offre de livraison de courrier, un service de visite des personnes âgées isolées.

Un positionnement marketing différent. Ici, on prend un produit déjà existant, auquel on n’ajoute aucun élément différenciant majeur, mais que l’on positionne différemment sur le marché : pour une autre cible, avec une autre identité, avec d’autres valeurs mises en avant, … C’est le cas de la startup Respire par exemple, qui a débuté sa success story avec la vente de déodorants naturels à destination d’un public peu renseigné sur ce qu’ils s’appliquent sur la peau. Le déodorant naturel, tout comme leurs produits suivants, n’ont rien de nouveau : ils existent déjà depuis de nombreuses années dans les magasins spécialisés (bio, zéro déchet, …). Seulement, ces enseignes spécialisées attirent des personnes déjà sensibilisés, soucieuses de mieux consommer, soit un public restreint. Le pari de Respire est d’amener ce type de produit dans la grande distribution avec une image beaucoup plus fun, et d’éduquer les consommateurs non-sensibilisés à la cosmétique. En se positionnant différemment, ils touchent ainsi une autre cible.

Détourner l’usage d’un bien ou service. C’est le cas de la pâte à modeler Play-Doh par exemple, avec laquelle nous avons tous joué étant enfants. Initialement cette pâte à modeler servait de nettoyant pour papier peint. En détourner l’usage a notamment permis à l’entreprise de survivre aux difficultés qu’elle rencontrait. Pour les service, c’est le cas de certaines sociétés de covoiturage qui utilisent leur réseau de covoitureurs pour le proposer, durant des trajets de transport de personnes, d’acheminer dans leur coffre un colis.

Lorsqu’il est question d’améliorations de biens ou services déjà existants, il est extrêmement pertinent de s’appuyer sur les retours des utilisateurs. Faire un prototype, le faire tester, prendre les retours, et recommencer. Cette logique de co-création s’appelle le lean startup, et permet plus d’agilité, de pertinence, et de légitimité sur le marché. Les utilisateurs dirigent le développement, on parle de user-driven innovation : ils oeuvrent ainsi au développement d’un produit ou d’un service qui leur correspond vraiment.

B – L’innovation disruptive, inventer du nouveau pour répondre à un besoin

L’innovation disruptive fait plutôt référence à l’invention dans le sens où elle crée quelque chose de nouveau pour répondre à un problème : un nouveau produit, un nouveau service, un nouveau besoin. Attention, cela doit toujours répondre à une problématique et au marché pour être viable économiquement, sinon cela reste une invention ; ce qui différencie une invention d’une innovation est que l’innovation a trouvé son marché, et est donc viable.

Pour avoir une idée d’innovation disruptive, il faut donc partir d’une problématique, d’un besoin, puis faire appel à sa créativité et / ou la créativité d’un groupe de personnes : des experts du domaines, des utilisateurs potentiels, des parties prenantes, etc… Souvent, les nouvelles technologies sont associées à ces innovations, et la conception a une durée relativement importante, du fait de longues phases de recherches, de tests, de validations, mais aussi de mise en normes. Comme toute nouveauté, il peut parfois y avoir des réticences, mais comme disait Henry Ford, qui a démocratisé la voiture : “Si j’avais demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils auraient répondu des chevaux plus rapides”.

Pour vous donner un exemple plus parlant, prenons le cas de la gyroroue, en photo ci-dessous.

Ce moyen de transport, qui semble sorti des films de science-fiction, répond initialement au besoin de se déplacer dans les grandes ville. En effet, les axes routiers sont souvent surchargés et le stationnement en voiture est un vrai casse-tête. Les transports en commun sont souvent bondés. Le vélo ou la trotinettes sont relativement encombrants. L’inventeur de la gyroroue répond donc à la problématique de se déplacer en ville, mais de manière beaucoup plus rapide et pratique que les moyens de transports déjà existants. L’engin est petit, facilement transportable, et permet de se déplacer vite et sans effort.

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C – Innover sur le business model : penser en dehors du cadre

Travailler sur le modèle économique d’une activité est le meilleur moyen de réinventer son secteur, ou du moins de se différencier de ses concurrents.

Pour cela, un outil est très utile : le business model canva. Si dessous, voici le business model canva de Uber, que nous allons prendre en exemple.

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Cet outil permet de visualiser de manière synthétique le modèle économique d’une entreprise, comprenant au centre la proposition de valeur, qui est l’élément central d’un business. A gauche de celle-ci, on retrouve les parties prenantes clés, les activités clés de l’entreprise, les ressources nécessaires pour piloter ces activités ; en dessous de ces trois cases, on note les coûts qui y sont liés. C’est la partie en amont de l’acte de vente. A droite de la proposition de valeur, on observe trois parties réservés à la cible, la relation client, et aux canaux de distribution. Ces parties étant liées à la commercialisation et donc aux revenus, on retrouve les flux entrants en dessous.

Pour trouver une idée en travaillant sur le business model, il suffit de reproduire celui d’un secteur d’activité, et d’essayer de changer les éléments d’une ou plusieurs cases. Uber se différencie de cette manière : l’entreprise s’est appuyée sur le business model des taxis, et a changé principalement le canal de distribution (qui a, de fait, impacté les ressources clés, la structure des coûts, etc…). Ainsi, pour se déplacer avec un chauffeur, il suffit désormais de se connecter sur une application gérée par des algorithmes permettant notamment de faire baisser le prix de ce genre de transport, plutôt qu’appeler un standard téléphonique.

NB : un autre moyen de moduler un business model existant pour trouver une idée est de travailler sur la chaîne de valeur (fournisseurs, distributeurs, etc…). Ainsi, supprimer des intermédiaires, modifier la logistique, ou bien trouver des types de distributeurs totalement différents peut être un bon moyen de trouver une idée différenciante de startup.

D – Le copycat : saisir une opportunité de marché

Le copycat, c’est tout simplement recopier chez soi une idée de business vue ailleurs. Ça peut être par exemple le cas d’enseignes de restauration, comme avec l’essor récent des chaînes de poke bowls, des spécialités hawaïennes qui étaient inconnues en France jusqu’il y a peu. Les inspirations viennent alors lors de voyages ou même en se renseignant depuis chez soi.

Outre l’importation d’une idée d’un autre pays, le copycat peut aussi correspondre au fait de recopier un business propre à un secteur d’activité pour un autre secteur. Par exemple, les plateforme de location d’appartements touristiques ont connu un franc succès. Certains entrepreneurs ont eu l’idée de créer des plateformes de location de foodtrucks, de salles des fêtes, ou encore de jeux gonflables pour les enfants.

Ce type de projets, selon la façon dont ils sont conduits, peuvent aussi être ce qu’on appelle une muse, c’est-à-dire un business qui génère de l’argent de façon plus ou moins fixe, en demandant seulement quelques heures de travail par semaine, pour en faire la maintenance ou la publicité. Notons que pour cela, il faut trouver un marché très ciblé, presque de niche, pour que ce site soit facilement identifiable par les clients qui ont cette recherche précise.

Révélez votre talent d’entrepreneur !

Vous caresser secrètement des rêves d’entrepreneuriat et de création d’entreprise ? Vous avez envie de vous lancer dans la réalisation d’une idée ou d’un projet qui vous tient à cœur ? Vous avez toutes les bonnes raisons de penser que votre idée à de la valeur. Retrouvez sur cette page un récapitulatif de ce que signifie « Devenir entrepreneur » et plongez-vous dans l’aventure entrepreneuriale en validant une à une vos hypothèses et en confirmant votre marché.

A la lecture des compétences requises pour devenir entrepreneur ou vous êtes reconnus et vous vous êtes décidés à vous lancer… Excellente nouvelle ! Mais développer son idée peut très vite se transformer en parcours du combattant pour les entrepreneurs en devenir. Nous vous détaillons dans ce dossier les démarches à effectuer pour créer une startup et pénétrer votre marché dans les règles de l’art.

Dès lors que vous êtes porteur d’un projet d’entreprise ou d’un projet innovant, vous devez vous poser la question de sa viabilité sur le marché visé et déterminer si celui-ci répond à vos attentes. Il existe 4 axes à analyser dans une étude de marché qui vous permettront de mieux connaître votre cible et d’adapter votre solution et vos arguments de vente.

Experts, mentor, accompagnant ou coach, ils ont bien des noms et beaucoup les confondent. En réalité si leur mission reste la même, aider et booster les entrepreneurs, leurs méthodes diffèrent. Quelles sont les ficelles des activités des coachs de startup, qu’apportent-t-ils vraiment ou encore quel revenu peuvent-ils espérer de ce métier original ?

Trouver des idées de startup : qu’avons-nous appris ?

  • Il faut en finir avec le fantasme de bonne idée : trouver une idée de startup se travaille.
  • Se connaître et savoir ce qu’on veut et / ou ce qu’on ne veut pas permet de mieux s’orienter vers une idée et être en phase avec elle.
  • Pour s’inspirer et / ou valider une idée de business, il faut prendre le temps de travailler avec différents outils. Les quatre méthodes présentées ici n’ont pas besoin d’être toutes appliquées, mais il est intéressant de travailler sur plusieurs d’entres elles pour s’ouvrir à d’autres perspectives.
  • Il est indispensable de garder en tête le marché, le besoin, et la création de valeur : un bien ou un service fonctionnera s’il est une solution à un ou plusieurs problèmes de sa cible.
  • A l’heure où les modèles économiques de nos sociétés arrivent à bout de souffle, il est indispensable de penser à prendre en compte l’environnement comme partie prenante à part entière de son business model, pour une startup durable et à forte valeur pour la société. C’est l’approche de la sustainable value proposition, plus que jamais d’actualité.

Les entrepreneurs bâtissent le monde de demain, leurs responsabilités sont énormes : nous avons besoins d’hommes et de femmes acteurs du changement 💪

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