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Entrepreneur social : placer l’intérêt général au cœur de son projet

Développement durable, aide aux personnes à mobilité réduite, insertion professionnelle… Ce ne sont pas les occasions de s’engager qui manquent. L’entrepreneuriat social permet de développer une activité au service des « autres », pour faire évoluer notre société dans le bon sens. Bref, de proposer des projets qui puissent faire rimer business avec solidarité.  

Sommaire :

1. Relever les défis du monde contemporain

2. Comment réussir son projet ?

3. Les entreprises qui ont franchi le pas

4. Qu’avons-nous appris ?

Relever les défis du monde contemporain

La France se classe à la troisième place des pays les plus accueillants pour l’entrepreneur social, selon une enquête publiée par la fondation Thomson Reuters en 2019. Ajoutez à cela les 2,4 millions de salariés qui travaillent dans le secteur de l’ESS (économie sociale et solidaire) et vous comprendrez pourquoi la France n’a rien à envier à ses voisins dans ce domaine.

Mais qu’est-ce qu’une entreprise sociale ? Selon IMPACT France (ex-Mouves, mouvement des entrepreneurs sociaux), quatre critères permettent de définir ce type de structure : une activité à vocation sociale ou environnementale, un projet viable, une gestion participative et une « lucrativité limitée ».

Ainsi, l’entrepreneur social ne fait pas du profit un objectif en soi mais une condition de réussite. Son but : proposer des produits ou services bénéfiques pour la société et/ou l’environnement. Pour la personne, c’est l’occasion de donner du sens à son travail, en se mettant au service de l’intérêt général. Elle peut ainsi travailler en équipe sur un projet porteur de sens, à l’échelle locale ou internationale, pour répondre aux défis sociaux et environnementaux du monde contemporain. Cerise sur le gâteau, l’entrepreneuriat social a un impact positif en termes d’image sur le consommateur.

Les projets portés par les entrepreneurs sociaux recouvrent de nombreux domaines : économie circulaire, accès au soin, développement durable, insertion professionnelle pour les personnes en difficulté, etc. L’entrepreneuriat social permet ainsi d’appliquer pleinement les principes de solidarité et d’utilité sociale de l’économie sociale et solidaire.

Comment réussir son projet ?

Il est important de se faire aider et de se constituer un réseau pour réussir son projet d’entreprise sociale. En France, la structure Ticket for change propose des parcours d’accompagnement aux entrepreneurs qui souhaitent créer des projets à vocation sociale-environnementale. Grâce à l’organisme, ce ne sont pas moins de 917 entreprises sociales qui ont été créées entre 2017 et 2020.

Avant de lancer votre activité, vous pouvez également choisir de suivre des formations pour apprendre à gérer une entreprise sociale. Vous avez notamment la possibilité de suivre un de ces deux parcours :

  • Le mooc Ticket for change. Depuis sa création en 2015, le mooc a permis de lancer plus de 1 300 entreprises sociales. Étalé sur sept semaines (20 heures), ce parcours gratuit proposé par HEC Paris et Ticket for change vous aidera à aborder la gestion de l’innovation sociale. Prix pour obtenir le certificat en fin de formation : 53 euros.
  • Formation Business management-entrepreneur social. Proposée par l’Université Paris Dauphine-PSL, elle fournit toutes les bases pour piloter en équipe des projets d’innovation avec un impact social positif. Organisée sur 12 mois (30 jours), elle permet d’obtenir un diplôme d’université « Business management-entrepreneur social ». Prix de la formation : 8 800 euros (possibilité d’utiliser son compte CPF).

Côté financement, l’entrepreneur social peut notamment se tourner vers le réseau France Active ou la banque publique d’investissement Bpifrance. Il peut également être intéressant d’opter pour les plateformes de financement participatif afin de financer son activité. La Nef, coopérative financière, a créé sa propre plateforme, Zeste, réservée aux projets de la transition écologique et solidaire. Son but : permettre aux entrepreneurs sociaux de récolter des fonds pour leur business, mais aussi d’améliorer la visibilité de leur structure. Ils peuvent ainsi tester leur produit/service et leur marché avant de se rabattre sur un prêt bancaire.

Les entreprises qui ont franchi le pas

Nous vous proposons de conclure ce dossier par quelques exemples d’anciennes startups, finalistes de l’édition 2020 du Prix de l’entrepreneur social, organisé par le Boston Consulting Group (BCG).

  • EcoTree. L’entreprise bretonne est spécialisée dans la « valorisation économique et écologique» de la forêt et plus généralement de la biodiversité. Elle offre aux sociétés et aux particuliers la possibilité d’investir dans la création et la conservation de massifs forestiers. Comment ? En devenant propriétaires d’arbres. EcoTree se charge ensuite d’entretenir la forêt de manière durable. Les chiffres parlent pour eux-mêmes : plus de 45 000 particuliers et plus de 1 000 sociétés sont partenaires d’EcoTree, avec plus de 1 000 hectares de forêt traités sur le territoire.
  • Too good to go. Lancée en 2016, l’ancienne start-up a développé une application pour lutter contre le gaspillage alimentaire. L’entreprise met en relation les commerçants de quartier et les citoyens pour récupérer les invendus à la fin de la journée. Et ça marche : entre 2016 et 2021, la société a ainsi sauvé plus de 50 millions de repas qui partaient à la poubelle. Grâce à son réseau, Too good to go compte aujourd’hui plus de 28 millions d’utilisateurs dans le monde.
  • Zack. Ce ne sont pas moins de 53,7 millions de tonnes de produits électroniques qui sont gaspillées dans le monde chaque année. Partant de ce constat, les dirigeants de Zack ont décidé d’offrir une seconde vie à ces objets, afin qu’ils ne pourrissent pas dans les armoires ou terminent dans des décharges. Le principe : les particuliers et sociétés confient la gestion de leurs produits « fatigués » à la société. L’équipe se charge alors de les expertiser, en utilisant les services d’une entreprise d’insertion. Ces objets pourront ensuite être revendus, réparés ou recyclés. Ils pourront aussi être confiés aux bons soins d’une association.

Qu’avons-nous appris ?

  • La recherche du profit n’est pas la priorité dans le domaine de l’entrepreneuriat social. Il s’agit d’abord de proposer un produit/service qui puisse répondre aux enjeux sociétaux et/ou environnementaux de notre époque. Les personnes qui se lancent dans ce genre de business souhaitent avant tout donner un sens à leur carrière. But de la manœuvre : se mettre au service de l’intérêt général.
  • Les projets des entrepreneurs sociaux peuvent aussi bien concerner le gaspillage alimentaire que la préservation de la biodiversité ou l’insertion professionnelle. Des thématiques très actuelles, en lien avec les valeurs de l’ESS : solidarité et utilité sociale.
  • Mieux vaut se faire accompagner pour réussir ce type de projet. Vous pouvez notamment vous tourner vers les parcours de Ticket for change. L’organisme propose d’ailleurs un mooc sur l’innovation sociale. Le cursus Business management-entrepreneur social proposé par l’Université Paris Dauphine-PSL peut également vous intéresser.
  • Du côté de la récolte des fonds, les solutions de financement participatif peuvent constituer une alternative intéressante, vous permettant également de gagner en visibilité.

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